Les coachs ont pris une place de plus en plus grande dans nos vies. Et pour cause, dans une société qui change à vitesse grand V, il est important de trouver les solutions pour s’adapter, évoluer, mais aussi anticiper et avoir le recul permettant de « transformer les difficultés en opportunités ». C’est en tout cas le Modjo de Valérie Asselot, Executive Coach et cofondatrice du réseau Plus Ensemble. Écouter les autres, les conseiller, les aider à trouver des solutions inédites, à réfléchir autrement, tel est le quotidien de Valérie, qui répond à nos questions et nous parle de son métier.

Quelles sont les difficultés rencontrées le plus souvent par les entreprises que vous côtoyez ? Quelle position ont-elles face aux nouveaux défis managériaux auxquelles elles sont confrontées ?

Coaching Plus Ensemble

Je coache des dirigeants et des managers qui ont du mal à communiquer avec leurs équipes. La difficulté sous-jacente est le manque de confiance, en soi et dans les autres, le manque de transparence sur les problèmes techniques et relationnels rencontrés et le manque de temps consacré aux échanges pour construire la collaboration. L’ensemble de ces carences nuit à la performance individuelle et encore plus collective.
Le grand défi managérial est selon moi la collaboration dans des organisations de plus en plus transversales. Ce mode de fonctionnement nécessite une efficacité relationnelle bien plus forte que le management hiérarchique classique.
Dans un certain nombre d’entreprises, l’accent est mis sur la formation au management d’influence, la création de nouveaux espaces de travail facilitant les échanges (flex office), mais aussi la mise en œuvre de nouvelles méthodologies collectives de réflexion (design thinking, open innovation, etc.) pour faciliter les « transformations ». Pour autant, l’impact humain de la vitesse de changement technologique est souvent trop peu pris en compte selon moi.

Comment instaurer la collaboration et la cohésion au sein d’une équipe ? D’une entreprise ?

Mon expérience m’amène à penser que tout part du climat créé par le ou les leaders. J’observe que les équipes les plus productives sont celles dans lesquelles chacun connaît sa place, son rôle, et est reconnu pour ses compétences techniques et ses qualités humaines. C’est un travail qui requiert du temps et de l’énergie, au quotidien !
Au sein même de l’équipe, ce qui prime pour la collaboration est de bien se connaître pour mieux comprendre les différences de fonctionnement et gérer les éventuelles tensions. Une fois les relations interpersonnelles gérées, le deuxième champ à investir est, pour les leaders ou les managers, le sens : donner la vision et partager les objectifs permet de mobiliser les équipes autour d’un but commun.

Enfin, selon vous, quels sont les atouts/compétences d’un bon coach ?

Ce qui est primordial dans le coaching, c’est de chercher à faire émerger la « meilleure version » de son client. Cela nécessite une écoute fine, attentive, sans jugement, afin que ce dernier puisse s’ouvrir et se confier sur ses peurs et ses freins éventuels. La deuxième compétence est la capacité à avoir une vision systémique de son client (ses modes de fonctionnement relationnels) et de l’organisation dans laquelle il travaille pour mieux l’aider à élargir ses perceptions. Enfin, il est impératif que le coach ait fait un travail conséquent sur lui-même pour être « digne » d’accompagner ses clients sans les « polluer » avec ses propres peurs et problématiques.
Le métier est exigeant en termes d’énergie et de savoir-être ; c’est aussi ce qui le rend si passionnant !




Article rédigé par Aurore BISICCHIA
pour Nextdoor, Business Humanizer