Dans le monde du travail, le stress est devenu omniprésent : nouveaux clients à rallier, objectifs de plus en plus hauts à atteindre, compétitivité accrue, entre entreprises du secteur et entre collaborateurs…

Pourtant, sachez que ce mal des temps modernes peut être endigué de façon individuelle. Dans cet article, nous vous enseignons quelles méthodes de prévention et de gestion du stress au travail appliquer afin de se parer efficacement.

Tout d’abord, d’où vient le stress au travail ?

Parfois, votre stress au travail est ponctuel et causé par une situation qu’il vous est aisée d’identifier : l’inadaptation de votre poste, l’attribution d’une nouvelle mission, une mauvaise gestion de votre emploi du temps ou une surcharge de travail, des relations de travail difficiles entre collègues, etc. Quand notre organisme fait face à une menace, il se défend, et les manifestations du stress disparaissent quand la situation de stress prend fin, comme l’explique cet article.

Parfois en revanche, le stress se fait plus pernicieux, activant des mécanismes inconscients, fruits de notre histoire personnelle et des diktats sociétaux : « Il faut que je sois parfait » ; « Les gens doivent toujours m’aimer » ; « Je dois réussir tout ce que j’entreprends » ; « Montrer que l’on ne comprend pas est un signe de faiblesse » ; etc.

Pour lutter contre ce culte de la performance intégré en nous (et malgré nous) depuis l’enfance, il existe des méthodes simples de gestion du stress au travail, basées, d’une part, sur la distanciation avec la situation stressante, et, d’autre part, sur une meilleure prise de conscience de la réalité. Avec elles, le stress n’aura plus jamais la même emprise sur vous. Commençons.

Comment activer les méthodes de gestion du stress au travail

Il est vrai que certaines entreprises proposent des stages de gestion du stress au travail sous forme de coaching, seul ou en groupe, intégrés dans le budget de formation. Mais cessons de nous leurrer, et n’attendons pas nécessairement des entreprises qu’elles nous apportent les solutions miracles pour éradiquer toute source de tension. Non, la réponse se trouve avant tout en nous, nous la résumons en 4 points-clés :

1) Sachez d’abord dédramatiser

Woman programmer pressed with globe to laptop. Elements of this image are furnished by NASA

La gestion du stress au travail, c’est avant tout prendre conscience du décalage entre nos représentations et la réalité. Prenez l’exemple de ce qui vous angoisse le plus en ce moment –un projet client à lancer, une collection produit à sortir, etc.– et imaginez ce qui pourrait arriver de pire si vous ne remplissez pas vos objectifs (le client est mécontent et rejette le projet, la collection ne sort pas, ou alors avec plusieurs mois de retard, etc.). Parallèlement, établissez les conséquences inhérentes à cet échec : par exemple, on vous retire la charge du projet. Pour finir, posez-vous cette question : « Et alors ? ». Deux mots. Votre responsable ne vous adressera plus la parole, ou bien vous changera de service ? Et alors. Vous ne recevrez pas la prime de treizième mois ? Et alors. Vous êtes licencié ?… Et alors.

Réfléchissez longtemps à la réponse de ce « Et alors ». Vous verrez, les conséquences d’un acte manqué semblent beaucoup moins menaçantes une fois qu’on les a mises à plat. Vous devriez vous sentir beaucoup mieux.

2) Fixer vos propres limites pour gagner le respect

S’armer autrement et connaître ses droits peut s’avérer être un fabuleux outil d’affirmation de soi, et de gestion du stress au travail. Si l’on est capable de dire : « Cela ne rentre pas dans mon champ de compétences ou dans mes attributions », on se fait respecter et la pression tombe. Il est important de savoir précisément jusqu’où l’on est prêt à aller : dans cette mission, dans ce boulot, en termes d’horaires, ou de charge de travail par exemple. Une fois la limite clairement fixée dans sa tête, il faut l’annoncer à tous et surtout à son patron. Et, surtout, ne pas y déroger : y déroger une fois, c’est perdre la crédibilité acquise pour toujours. Vous connaissez le proverbe : donnez-lui à manger votre main, il vous mangera… le bras.

3) Appréciez votre valeur professionnelle

Savoir ce que l’on vaut sur le marché du travail constitue une protection efficace supplémentaire contre les critiques négatives, et contre le stress que pourrait impliquer de dépendre entièrement de ce travail-ci. Pour cela, restez sans cesse sur le départ : ayez votre CV à jour, soyez en veille continuelle, voire postulez et rendez-vous à quelques entretiens, si vous en décrochez. Histoire de posséder un niveau de comparaison. Histoire surtout de ne plus être taraudé par cette peur chronique de l’échec, ou du licenciement.

4) Rétablissez la balance dans votre vie

Hand holding seesaw balancing work and life block objects

Une balance harmonieuse est celle qui saura concilier vie professionnelle et personnelle dans un pourcentage propre, idéal à chacun d’entre nous. Ce pourcentage n’est évidemment pas fixé : il varie selon les périodes de la vie (début, milieu ou fin de carrière), les obligations nouvelles (fondement d’une famille, décès d’un proche), et les aspirations propres à chacun d’entre nous.

Il est important de réfléchir à cette balance. Si vous jugez votre équilibre personnel incomplet, alors des décisions doivent peut-être être prises du côté de votre vie professionnelle.

Dans tous les cas, cessez d’attendre de notre travail la satisfaction de nos besoins affectifs, intellectuels, physiques et sociaux. Ne faites pas du domaine professionnel une fin en soi, mais une aide pour réaliser votre projet de vie et un moyen de plus pour être heureux.

Vous possédez désormais les 4 clés de la gestion du stress au travail… faites-en bon usage !